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AEROPARTAGE / co CORSAIR

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Statuts de l'Association

23/06/2017 - Jour 6

Course contre la montre. Nous devons nous réveiller à 7h30 pour avoir le temps de récupérer les derniers devis, d’aller boire le thé avec Pape (le frère du Tailleur), retrouver Ibrahim pour aller visiter l’école publique, dire au revoir à Ali, passer au magasin de la fille dont je n’ai jamais su le nom, aller boire le café chez Christine pour parler d’Hamed, aller manger le fameux Athieke avec elle à l’embarcadère, passer à la cabane de Semou sur la plage, rassembler nos affaires, trouver un chauffeur pour l’aéroport, envoyer un mail urgent, dire au-revoir à Lionel et Lena… avant le départ à 16H !

Nous sommes dans les temps : réveil à 9 heures pétantes!

Nous allons donc boire un café chez Christine avant d’aller récupérer les devis manquants.

Christine nous montre les livres de comptes de l’association, et nous n’y voyons pas de bénéfices apparents, au contraire. L’association doit même beaucoup d’argent payé personnellement par Christine.

Devis en main, nous retrouvons Ibrahim, et il nous amène visiter l’école primaire publique… Où nous rencontrons un maître occupé à corriger les compositions des enfants.

 

L’école publique :

Il y a environ 360 élèves, répartis en 10 classes (10 professeurs).

Un abri provisoire en branches de cocotiers, “ouvert aux serpents” sert de classe aux CP, car l’école manque de classes.

Dans l’enceinte de l’école, il reste envirje1200m² de parcelle libre…

Le professeur nous explique que les financements de l’état ne sont pas suffisants pour le matériel scolaire (par exemple, les enfants n’ont pas assez de cahiers : 1 seul par an et par élève).

Deux portes côtes à côtes annoncent des sanitaires (1 garçon, 1 fille). Elles ouvrent sur des pièces d’1m², munies, chacune, de deux trous dans le sol. (Pour 360 élèves !?)

Malgré cela, l’école vient de remporter le prix de la meilleure école (récompense intercommunale rassemblant 6 écoles du “canton”).

Le professeur nous avoue néanmoins que ses enfants sont scolarisés à l’école de Christine, notamment pour éviter les grèves régulières dans le public (sauf cette année apparemment).

 

Sur le chemin pour rentrer, nous en apprenons plus sur les autorisations de construire dans la commune, et comprenons que la construction de la nouvelle salle de classe à la maison de vie sera encore plus compliquée que prévu. L’expression “bras long” prend tout son sens ici.

 

Nous remercions Ibrahim pour son coup de main, et nous dirigeons vers le magasin d’Ali pour dire au-revoir. Après le cadeau d’arrivée, nous recevons maintenant le cadeau du départ. Et un cadeau pour les parents.

Nous allons voir la dame dont nous ne connaissons toujours pas le nom, et lui achetons deux statuettes en ébène (la penseuse et le penseur)

Puis, nous retrouvons Pape et son frère Cheikh, pour boire le thé sous l’arbre à palabres.

Il faut boire le thé 3 fois. “Le premier est amer comme la mort, le deuxième doux comme la vie, et le troisième sucré comme l’amour”. Il faut qu’il y ait beaucoup de mousse, parce que “un thé sans mousse c’est comme une femme sans amour”... Bref, je trépigne, ça s’éternise et il nous reste beaucoup de choses à faire.

Enfin, nous parvenons à rentrer chez Christine avec les deux bouteilles de 10 litres d’eau dont elle avait besoin. Direction Chez Lionel pour prendre une douche et rassembler nos affaires.

Nous allons retrouver Christine pour essayer (enfin) d’aller manger à l’embarcadère. A cette heure ci, il n’y a plus de charrettes (ils font la sieste). Heureusement, nous croisons Cheikh qui accepte de nous amener en ville (Christine peut à peine à marcher, et il fait très chaud).

A l’embarcadère, nous demandons en premier lieu s’il y a de quoi manger. la propriétaire nous dit que non, rien… mais qu’elle plaisante et qu’il y a de l’Athieke et de l’Alloko !!!!

“Hourra!” nous déjeunons Ivoirien, accompagnés musicalement par l’artiste du village, qui joue pour nous sur son kalimba fait en lame de scies à métaux, et une cartouche de fusil sur le doigt pour la rythmique.

Après manger, nous allons récupérer nos affaires, et remercions Lena et Lionel pour leur accueil.

 

A l’heure, comme d’habitude, nous partons pour Dakar vers 16h45...